"Depuis toujours le concept de censure est assimilé au pouvoir autoritaire, elle en est un élément constitutif majeur. Elle signifie suppression, interdiction, prohibition, coupure et rétention de l'information, l'autorité estimant précisément qu'un attribut fort de sa puissance consiste à contrôler l'expression et la communication de tous ceux qui sont sous sa tutelle. C'est ainsi que procèdent les dictateurs, les despotes ou les juges de l'inquisition.
Vivre dans un pays libre, c'est vivre sous un régime politique qui ne pratique pas cette forme de censure et qui, au contraire, respecte le droit d'expression, d'impression, d'opinion, de débat, de discussion.
Cette tolérance, nous la vivons aujourd'hui tellement comme un miracle que nous négligeons de voir qu'une nouvelle forme de censure s'est subrepticement mise en place, que l'on pourrait appeler "la censure démocratique". Celle-ci, par opposition à la censure autocratique, ne se fonde plus sur la suppression ou la coupure, mais sur l'accumulation, la saturation, l'excès et la surabondance d'informations."
Vivre dans un pays libre, c'est vivre sous un régime politique qui ne pratique pas cette forme de censure et qui, au contraire, respecte le droit d'expression, d'impression, d'opinion, de débat, de discussion.
Cette tolérance, nous la vivons aujourd'hui tellement comme un miracle que nous négligeons de voir qu'une nouvelle forme de censure s'est subrepticement mise en place, que l'on pourrait appeler "la censure démocratique". Celle-ci, par opposition à la censure autocratique, ne se fonde plus sur la suppression ou la coupure, mais sur l'accumulation, la saturation, l'excès et la surabondance d'informations."
